Le documentaire « Hand Rolled » disponible en DVD

Sorti l’été dernier sur les plateformes de streaming aux Etats-Unis, le documentaire de Jesse Mariut et Steve Gherebean est enfin disponible en DVD. Interview de l’un des deux co-réalisateurs.

C’est suffisamment rare pour être signalé. Un documentaire sur le cigare est désormais disponible pour les amateurs français. Hand Rolled, A Film About Cigars, présenté d’abord au salon IPCPR de Las Vegas en 2018, a été rendu possible en partie grâce à un financement participatif. Certains producteurs de cigares ont également participé au financement du projet et ont accepté d’ouvrir les portes de leurs manufactures, parmi lesquels Pete Johnson (Tatuaje) et Daniel Marshall. D’autres acteurs clés de l’industrie du cigare ont également donné du temps aux deux réalisateurs, comme Jonathan Drew (Drew Estate, Undercrown), Don Pepin Garcia (My Father Cigars), Carlito Fuente (Arturo Fuente), Jose et Jorge Padron.

 

Jesse Mariut, co-réalisateurs de Hand Rolled

 

Comment et quand l’idée de faire un film sur les cigares premium vous est venue ?
Nous sommes réalisateurs de films commerciaux. Nous travaillons ensemble depuis neuf ans en racontant principalement des histoires avec nos vidéos en 15 à 90 secondes, et c’est le premier projet qui nous a permis de raconter une histoire en 90 minutes ! Nous sommes tous deux amateurs et collectionneurs de cigares, et ce depuis longtemps. Il y a un peu plus de quatre ans, nous avons décidé de faire un documentaire. Les cigares sont venus immédiatement à notre esprit comme sujet de. Nous avons fait un peu de recherche et avons vu que rien de tel n’avait été fait auparavant.

Comment avez-vous procédé ? Où avez-vous tourné ? Qui avez-vous interviewé ?
Nous avons commencé par parler au propriétaire de notre civette habituelle, puis nous avons organisé des groupes de discussion pour nous aider à cerner les points clés que nous voulions aborder avec le film. Après un an de pré-production, nous avons commencé le tournage au Nicaragua en janvier 2017. Pendant un an et demi, nous avons tourné au Nicaragua, en République dominicaine, à Cuba et dans de nombreux États américains. Nous avons tourné près de 65 interviews, il serait donc plus facile de lister les personnes que nous n’avons pas interviewées…

Comment votre projet a-t-il été accueilli par l’industrie du cigare ? Certaines personnes ont-elles refusé de vous répondre
Les gens étaient plutôt sceptiques au début. Pete Johnson de Tatuaje a été le premier fabricant à croire pleinement en nous et s’est souvent porté garant de nous auprès d’autres fabricants. Avec son aide, nous avons pu commencer à tourner nos premières interviews et nous avons continué à gagner la confiance d’autres fabricants au fur et à mesure. Tout le monde a finalement accepté répondre à toutes nos questions, ce qui nous a rendu la vie très facile !

Quels sont les meilleurs et les pires souvenirs du tournage ?
Nous avons reçu de nombreux cigares de la part des fabricants, ce qui était toujours un excellent cadeau ! Nous avions pourtant bien précisé que nous ne faisions pas cela pour obtenir des cadeaux, donc à chaque fois que nous recevions quelque chose, c’était une agréable surprise ! Honnêtement, il est difficile de trouver un mauvais souvenir.

Quelle est la chose la plus surprenante que vous ayez apprise lors de la préparation de ce film ?
En tant qu’amateurs et collectionneurs de cigares, nous avons été fascinés d’apprendre tant de choses sur le processus de fabrication. En outre, les réglementations dans de nombreux pays en matière de cigares ont également été une grande découverte pour nous. Nous n’avions même aucune idée du fait que les autorités américaines essayaient de réglementer aussi sévèrement les cigares.

Comment avez-vous financé ce projet ?
Plusieurs fabricants ont été très aimables en faisant des dons financiers. La liste complète de nos contributeurs est disponible sur notre site Web.

Quelle place pour les cigares cubains dans votre documentaire ?
Nous avons eu la chance d’interviewer Carlos et Hirochi Robaina, et ils ont joliment parlé de l’histoire des cigares cubains, de leur père Alejandro Robaina et de leurs plantations de tabac.

Avez-vous interviewé les grands noms américains du cigare (Padron, Drew, Don Pepin…) sur une éventuelle fin de l’embargo américain sur les cigares cubains ? Qu’ont ils dit ?
Le principal consensus de toutes les personnes que nous avons interviewées est que l’avis des consommateurs est le seul qui compte. Le consommateur doit pouvoir fumer n’importe quel cigare de n’importe quel pays de son choix et décider de ce qu’il aime.

Selon vous, quels sont les principaux défis auxquels l’industrie du cigare devra faire face dans les années à venir ? (fin du blocus, réglementation FDA, réchauffement climatique, autre chose ?)
La réglementation est ce qui semble affecter le plus l’industrie du cigare aux Etats-Unis actuellement. Des grands avertissements sanitaires sur les oeuvres d’art que sont les boîtes, jusqu’à la réglementation tatillonne qui met en péril les petites entreprises.

Qu’est-ce que vous aimez fumer ? Quel est votre cigare préféré ?
Nous n’avons pas de cigare préféré en soi. Nous avons tendance à fumer des cigares plutôt puissants et nous apprécions beaucoup les cigares Tatuaje, My Father, Foundation et Padron. C’est comme demander lequel de nos enfants est notre préféré !

Propos recueillis par Laurent Mimouni

 

DVD disponible sur : http://www.handrolledmovie.com/gear/hand-rolled-dvd
14,99 $

 

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