Réouverture partielle de General cigar (Macanudo) en République dominicaine

Après deux semaines de fermeture, la manufacture a repris une partie de ses activités.
Trois questions à Regis Broersma, président de General cigar (groupe STG).

 

Dans quelles conditions s’effectue cette réouverture ? Quelles mesures ont été prises ?
Nous avons rouvert nos installations de Santiago (centre du pays), qui comprennent nos opérations de cigares faits à la main et également nos opérations de cigares faits machine. Nous avons ouvert lundi dernier [6 avril] avec un nombre limité de personnes. Les feuilles, la fermentation, le roulage ont commencé en premier, et quelques jours plus tard, une partie de l’emballage. Le gouvernement dominicain a clarifié ce qui doit être fait et nous respectons pleinement ces règles ; nous avons également le permis pour que nos travailleurs puissent se rendre dans la zona franche [où est située la manufacture]. Les mesures comprennent une distance sociale d’1,5 m minimum et une désinfection régulière (matériaux et personnes).

 

Comment envisagez-vous de rattraper les retards de production provoqués par ces fermetures totales ou partielles ?
Le Nicaragua continue de travailler à plein régime. Le Honduras est toujours fermé. Malheureusement, le Nicaragua est de loin notre plus petite installation, elle ne sera donc pas en mesure de compenser la production perdue au Honduras, car il s’agit de notre plus grande usine de cigares artisanaux. La République dominicaine n’est pas à pleine capacité, loin de là, car il n’est pas possible non plus de mettre en place une équipe de nuit. De plus, la distanciation sociale signifie moins d’espace pour tous, donc moins de personnes au travail. Et tous les employés ne viennent pas à l’usine. Bien sûr, nous avons nos stocks de produits finis aux États-Unis qui nous permettent de voir venir. Nous devons aussi alimenter nos opérations en ligne (le site Cigars International) car les ventes y sont en plein essor. Allons-nous rattraper le retard à court terme ? Non, mais nous espérons éviter les ruptures de stock.

 

Quelles mesures sociales avez-vous prises (salaire, prise en charge médicale…) pour les salariés privés de travail ?
Nous continuons à payer nos employés comme s’ils travaillaient. Cela vaut pour les manufactures mais aussi, par exemple, pour les employés du Club Macanudo à New York où nous continuons de payer tout le monde bien que le Club soit fermé depuis plusieurs semaines. Même avant la crise coronavirus, nous avions une présence médicale dans nos usines. Nous prenons soin de nos travailleurs, nous sommes une famille et cela signifie que nous soutenons tout le monde pendant cette période. Nous souhaitons que tous nos employés soient en sécurité et bénéficient du soutien approprié de la part du groupe. Et nous le ferons.

 

Propos recueillis par Laurent Mimouni
(crédit photo : DR)

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