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Le cigare confirme son statut de produit de niche consommé par des adultes (étude allemande)

Par La rédaction,
le 1 juin 2026

Les amateurs de cigares et de cigarillos ne représentent que 2,3 % des fumeurs et ont plus de 45 ans.

 

Alors que les autorités européennes multiplient les projets de durcissement réglementaire contre les produits du tabac, une étude allemande vient rappeler que le cigare reste un produit ultra-minoritaire, consommé essentiellement par des personnes – souvent des hommes – de plus de 45 ans.

Les chiffres proviennent du Mikrozensus (micro-recensement) 2025 réalisé par l’Office fédéral allemand des statistiques (Destatis), analysées par le Bundesverband der Zigarrenindustrie (BdZ), le syndicat allemand de l’industrie du cigare.  Sur plus de 71 000 personnes interrogées, 45 000 se sont déclarées comme fumeuses, et seuls 193 comme consommateurs de cigares ou cigarillos. Soit à peine 0,4 % de l’échantillon total et 2,3 % des fumeurs.

Plus frappant encore : aucun consommateur de cigares ou cigarillos n’a été identifié dans les tranches d’âge situées entre 15 et 45 ans. Les amateurs se concentrent chez les plus de 45 ans, avec un pic chez les 55-65 ans. L’étude confirme également un profil très masculin : sur les 193 consommateurs recensés, 156 sont des hommes.

Pour l’industrie allemande du cigare, ces données viennent conforter un argument régulièrement avancé par le monde du cigare : le cigare ne constitue ni un produit d’initiation, ni un produit de masse. Le BdZ insiste ainsi sur le fait qu’il s’agit d’un « produit de plaisir » consommé de manière occasionnelle, loin des logiques de consommation intensive et addictives associées à la cigarette ou à la vape.

Les statistiques allemandes montrent également un recul des ventes de cigares et cigarillos, avec une baisse des volumes 6,6 % en 2025 par rapport à l’année précédente et une stabilité en valeur. L’Office de la statistique détermine les chiffres de vente annuels des cigares et des cigarillos en se basant sur les achats nets de timbres fiscaux.

« Cela confirme la tendance observée dans les micro-recensements précédents et les Eurobaromètres de l’UE depuis 2012, analyse Paul Varakas, directeur de l’Association européenne des fabricants de cigares (ECMA). Ces résultats indiquent clairement qu’un traitement réglementaire différencié des cigares n’entraîne pas une augmentation de leur popularité ni de leur consommation auprès des jeunes. Les cigares demeurent des produits traditionnels, symboles de culture et de plaisir, et doivent continuer d’être traités comme tels par les régulateurs. »

 

Photo : La Casa del Habano Sarrebruck © DR